Atelier des alpages – 2015

Suite à la diffusion du Petit manuel du berger d’alpage, nous avons invité tous les bergers et lecteurs de la première version à nous rejoindre lors de l’Atelier des alpages pour construire ensemble un « bon » manuel du berger. Plusieurs « amis des bergers » étaient également avec nous et nous ont proposé leurs regards sur nos travaux.

Une soixantaine de bergers et leurs partenaires ont ainsi participé, les 5 et 6 novembre 2015, au premier Atelier des alpages à la Maison du Berger (Champoléon, 05).

Objectif :

Contribuer ensemble à la co-écriture d’un « bon » manuel des bergers d’alpage à partir de la critique du prototype paru en août 2015.

Déroulé :

Temps de travail collectifs en assemblée et en groupes. Temps d’information sur les projets de chacun. Temps convivial et festif avec un groupe de musique. Logement en gîte. (Cf. programme)

« Une soixantaine de bergères et de bergers, débutants ou expérimentés, de techniciens pastoraux, de chercheurs, de sympathisants… et même un pasteur protestant relèvent leurs manches au cours de l’Atelier des alpages consacré à l’amélioration du prototype de manuel. Une soirée mémorable ponctue le travail.

La récolte est mise en forme : des contributions individuelles, le résultat des groupes de travail, les décisions validées collectivement… De quoi faire un nouveau manuel mieux adapté aux besoins et plus complet! Forts de toutes ces contributions, on se remet à la rédaction avec une équipe élargie qui compte maintenant près d’une centaine de contributeurs

Dans un des groupes de travail lors de l’Atelier des alpages, sont réunis deux bergers, une bergère, un géographe, un éleveur, une étudiante en développement rural et une journaliste. Les avis fusent, se complètent ou se contredisent. « J’ai peur que si on propose une bible, ça gèle les choses, tout ce que j’ai appris c’est avec les bergers » ; « la couverture ne se voit pas dans l’herbe » ; « il faudrait un guide par ordre alphabétique » ; « des schémas pour faire des manipulations sur les brebis » ; « des recettes de cuisine » ; « un chapitre sur le pastoralisme en France » ; « Il faudrait étoffer le chapitre sur les chiens ».

Agathe, jeune aide-bergère de vingt-cinq ans, n’a qu’une saison derrière elle, effectuée en compagnie d’un couple d’éleveurs. Elle reconnaît « qu’elle aurait beaucoup aimé avoir le petit manuel avant l’estive, histoire d’avoir des bases. Il y a plein d’infos, des trucs et astuces. Ce manuel ne casse pas la représentation, ni le cachet du métier mais définit les choses concrètes, implicites et donne une vision actuelle. Il met les mots sur les risques de déprimer en alpage ou d’avoir des coups de mou. Ça montre que ça peut arriver à tout le monde et que ce n’est pas grave. »

Au cours de l’Atelier des alpages, toutes les remarques concernant la forme et le fond sont rassemblées sur un tableau commun et minutieusement classées, de manière à être prises en compte : il s’agira de supprimer, de modifier, de compléter ou d’ajouter, tel ou tel point dans la seconde version. »

D’après l’article de  Nicole Gellot paru dans  « L’âge de Faire »

n° 106, mars 2016

Le projet d’Atelier des alpages a été organisé à l’initiative d’Aspir en partenariat étroit avec la Maison du berger, l’association des bergères et bergers de Provence et des Alpes du sud, et l’association Agrinature avec le soutien de la Fondation de France, du Labex Innovation et Territoires de Montagne et de l’Université des Alpes.

Facebooktwittergoogle_plus

Back to Top